mercredi 13 juillet 2011

Malek Chebel et Onfray





Les raisons de ce texte
Un ras le bol à propos de tout et de n'importe quoi d'entendre rappeler à la France un passé esclavagiste qui de surcroit n'était que pratiquer par une minorité de français quand la majorité d'entre-eux étaient assujettis à un pouvoir monarchique et ne pouvait s'exprimer sur aucune des décisions politiques comme nous pouvons le faire désormais dans nos démocraties

C'est aussi de rappeler à ceux qui à tout propos mettent en avant l'ex-colonisateur pour tenter de masquer les carences antidémocratiques et le sous-développement de leur pays qu'ils feraient mieux balayer devant leur porte

Durant sa période coloniale la France avait interdit l'esclavage – rare fait positif mais qui mérite d'être souligné...

Et aussi de rappeler que '' les conquêtes militaires '' en Afrique du Nord étaient une réponse pour mettre fin définitivement aux razzias opérées sur les cotes de l'Europe par les arabo-musulmans

Traite des esclaves et esclavage
Pratique de la traite des esclaves pendant un peu plus de quinze siècles - Dont un code arabe de l'esclavage – et un syndicat des esclavagistes
21 et 22 millions d'africain et des blancs réduit en esclavage par les arabo-musulman ou ottomans
Trois fois plus longtemps que la traite des esclaves pratiquée par les européens

2 et 3 millions d'esclaves, sont encore à notre époque, captifs dans certains des pays africains et pour les pays musulmans essentiellement ceux d'orient


Le rôle de la religion est sans équivalent, le coran est le seul '' livre sacré '' qui évoque sans scrupule l'esclavage, l'institutionnalise...
Voir dans le texte : (4:3) - (4:25) - (24:58) - (16:71)


Vidéo

ou sur


Sur sur la page

et sur


Crab 13 Juillet 2011

Notes

L'esclavage arabe en 1927
(extrait de « Lettres à sa mère », lettre 89 du 24 juillet 1927)
Saint Exupéry a 27 ans et est chef d'aéroplace à Cap Juby, au Maroc. Il écrit :
« Je vais bien. La vie est peu compliquée et peu fertile en récits. Pourtant çà prend un peu d'animation parce que les Maures [Arabes] d'ici craignent une attaque d'autres tribus Maures et que l'on se prépare à la guerre.

Le fort ne se trouble guère plus qu'un lion débonnaire, mais pendant la nuit, on lance des fusées toutes les cinq minutes, qui éclairent merveilleusement le désert d'une lumière d'opéra. Çà se terminera comme toutes ces grandes manifestations Maures, par le vol de quatre chameaux et de trois femmes.

Nous employons comme manœuvres des Maures et un esclave. Ce malheureux est un Noir volé il y a quatre ans à Marrakech où il a sa femme et ses enfants. Ici l'esclavage étant toléré il travaille pour le compte du Maure qui l'a acheté et lui remet sa paie chaque semaine.

Quand il sera trop fatigué pour travailler, on le laissera mourir, c'est la coutume. Comme c'est dissident*, les Espagnols n'y peuvent rien. Je l'embarquerais bien en fraude sur un avion pour Agadir mais nous nous ferions tous assassiner. Il vaut 2000 francs. Si vous connaissez quelqu'un que révolterait cette situation et qui me les enverrait, je le rachèterais** et l'expédierais vers sa femme et ses enfants. »
* il s'agit de territoires qui ne sont pas sous administration espagnole.

** Il parvint à rassembler la somme, racheta l'esclave et assura son rapatriement dans sa famille.

Saint Exupéry parle également de l'esclavage dans cette région dans un passage de « Terre des Hommes », chap 6, séq 6.

« Parfois l'esclave noir, s'accroupissant devant la porte, goûte le vent du soir. Dans ce corps, pesant de captif, les souvenirs ne remontent plus. A peine se souvient-il de l'heure du rapt, de ces coups, de ces cris, de ces bras d'homme qui l'ont renversé dans sa nuit présente (…) Un jour pourtant, on le délivrera.
Quand il sera trop vieux pour valoir ou sa nourriture ou ses vêtements, on lui accordera une liberté démesurée. Pendant trois jours, il se proposera en vain de tente en tente, chaque jour plus faible, et vers la fin du troisième jour, toujours sagement, il se couchera sur le sable. J'en ai vu ainsi à Juby [Cap Juby, sud maroc], mourir nus.

Les Maures coudoyaient leur longue agonie, mais sans cruauté, et les petits des Maures jouaient près de l'épave sombre, et, à chaque aube, couraient voir si elle remuait encore, mais sans rire du vieux serviteur. Cela était dans l'ordre naturel (…) Il se mêlait peu à peu à la terre. Séché par le soleil et reçu par la terre. »

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.