vendredi 12 août 2011

Mariages non consentis

'' Mariages forcés ''
Royaume-Uni
Il y a de cela trois ans, le Royaume-Uni avait promulgué de nouvelles lois contre les mariages forcés qui ont donné notamment à la justice des pouvoirs renforcés pour protéger les victimes potentielles et empêcher leur départ contraint à l'étranger
Selon le Bureau des mariages forcés du Royaume-Uni (FMU), en 2008, 65% des cas connus de mariages forcés impliquent le Pakistan. Cette année là, le FMU s'était préoccupé de plus de 1.500 cas de mariages forcés.
À l'époque, M. Miliband avait pointé du doigt dans la presse du dimanche non seulement " ceux qui s'adonnent aux mariages forcés mais également ceux qui les excusent et ceux qui les ignorent " Fin de citation
France
Mettre fin sur le sol français à des pratiques inacceptables
La France, mais c'est insuffisant, sous la pression du Sénat s'est contentée d'élever l'âge légal du mariage, sans aggraver les peines encourues
Cependant en juin dernier, une étude de l'Ined et l'Insee révèle qu'en France, les cas de mariages non consentis ont régressé chez les femmes immigrées
Une tendance qui s'expliquerait par une amélioration globale du droit des femmes et par la scolarisation dans leur pays d'origine, selon l'enquête " Trajectoires et origines "

Saisir l'opportunité
Les femmes ont de moins en moins peur d'en parler, c'est le moment de profiter que les jeunes filles ou les jeunes femmes se servent de plus en plus d'internet pour alerter, contrecarrer les tentatives familiales pour encore plus qu'auparavant enfoncer le clou, car selon une étude, notamment les '' mariages forcés '' sont en recul en France

Sur un traitement d'environ ou en moyenne de 150 à 200 situations par an, les jeunes filles victimes de ces mariages forcées contactent '' Voix de femmes " directement ou par l'intermédiaire d'un professionnel de terrain
Crab – 12 Août 2011

Ci-dessous :
En référence à l'article du journal : LEMONDE avec AFP | 23.06.11 |
L'étude, menée par la chercheuse Christelle Hamel, fait partie de l'enquête " Trajectoires et origines " de l'Institut national d'études démographiques et de l'Institut national de la statistique et des études économiques, qui porte sur la diversité des populations en France.
Les immigrées originaires du Maghreb, de la Turquie et de l'Afrique subsaharienne où le célibat est réprouvé et la sexualité pré-maritale prohibée par l'islam sont les premières concernées.
Elles sont moins nombreuses quand elles viennent de zones où le mariage est en déclin comme l'Asie du Sud-Est, l'Europe et l'Afrique centrale ou encore les pays riverains du golfe de Guinée.

Unions conclues dans le pays d'origine. Il ressort de l'étude que neuf pour cent des immigrées ayant entre 51 et 60 ans ont été mariées contre leur gré et 13 % ont vécu une situation où leur consentement a pu se trouver altéré. Deux fois sur trois, ce sont des unions conclues au pays d'origine, avant la migration en France.
Chez les plus jeunes ( entre 26 et 30 ans ), la proportion est en baisse : deux pour cent ont été mariées contre leur gré et sept pour cent avec un consentement " vraisemblablement altéré ". Au même âge, les filles d'immigrés sont deux fois moins nombreuses à déclarer un mariage non consenti : elles sont un pour cent à avoir été mariées contre leur gré et trois pour cent avec un consentement éventuellement altéré.
Dans le reste de la population française, 5 % des femmes de 51 à 60 ans évoquent une pression familiale sur le choix du conjoint, alors que le phénomène a totalement disparu pour les moins de 30 ans.

Faible niveau d'instruction. A l'expression " mariage forcé ", Christelle Hamel préfère celle de " mariage non consenti " qui regroupe le mariage "non souhaité" et le mariage "accepté" où la volonté individuelle a pu être altéré par le conjoint, la famille ou par le poids des normes sociales.
Mais quelle que soit la situation, l'enquête observe que le mariage non consenti va de pair avec la faiblesse du niveau d'instruction des parents et des femmes concernées. " Les immigrées mariées contre leur gré sont 53 % à n'avoir aucune qualification, et les filles d'immigrés 34 %, ce qui est très élevé compte tenu du fait qu'elles ont grandi en France ", observe l'étude. Pour autant, 30 % des immigrées et un quart des filles d'immigrés n'ayant pas donné leur plein consentement au mariage avaient des parents bacheliers ou diplômés du supérieur.

Régulariser une relation pré-maritale ou une grossesse. Si pour les immigrées il s'agit de mariages arrangés et conclus avant leur migration, pour les filles d'immigrés nées en France, il s'agit, dans la moitié des cas, de régulariser une relation pré-maritale, voire une grossesse qui ne sont pas tolérées par les parents. Pourtant, les concernés auraient préféré la cohabitation voire l'avortement.

Mais 65 % des immigrées et 68 % des filles d'immigrés mariées contre leur gré finissent par divorcer, " un signe clair, s'il en est, de leur désir d'autonomie " dans le contexte français.Certaines s'installent ensuite dans le concubinage, un choix impossible dans les pays musulmans.

Notes :
Un site internet consacré entièrement à la prévention et à l'information sur les mariages forcés vient d'ouvrir. C'est le premier du genre, initié par le Mouvement Français pour le Planning familial (MFPF). Latifa Grif, membre du mouvement, explique l'intérêt de ce site :
Site :


LE MARIAGE EST UN CHOIX
Il n'est pas obligatoire.
En France, on a aussi le droit de vivre en couple sans se marier.
Le mariage est un acte heureux et important dans la vie d’un couple. C’est un acte civil, célébré à la mairie, fondé sur le consentement mutuel entre un homme et une femme majeur-e-s. En France, seul le mariage civil qui donne lieu à la délivrance d’un acte de mariage par la mairie, est reconnu par la loi.
Le consentement c’est avoir envie de se marier, être d’accord pour se marier. Personne n’a le droit de décider à ta place, de t’imposer quelqu’un que tu n’as pas choisi : ni ton père, ni ta mère, ni tes grands-parents, ni ton frère, ni aucun autre membre de ta famille,...

PERSONNE N'A LE DROIT D’ALLER CONTRE TA DÉCISION!
Chacun, chacune a le droit de choisir librement son mari ou sa femme.
Avoir le choix, c’est aussi avoir le droit de ne pas se marier et avoir le droit de dire NON.

SI LA PERSONNE N’A PAS CHOISI C’EST UN MARIAGE FORCÉ!
RESPECT DE TON CORPS, LIBERTE DE TES CHOIX
Toute personne a le droit de choisir son époux ou son épouse. Le respect que tu portes à ta famille et à tes parents ne justifie pas que tu dois tout accepter.
Dire non à un mariage imposé par tes parents (ton père, ta mère ou ton frère par exemple), ne signifie pas que tu ne les aimes pas ou que tu ne les respectes pas. Cela signifie simplement que tu n'es pas d'accord avec un projet qui te concerne toi et uniquement toi. Certes, oser dire non à ses parents peut être difficile mais il s'agit là de ta vie. Toutes les personnes ont le droit de choisir, par exemple :
Tu es libre de choisir, tu as le droit de mener ta vie comme tu l'entends
Tu as le droit au respect
Tu as le droit de t'exprimer librement et d'être écouté-e
Tu as le droit à une éducation sexuelle
Tu a le droit d'avoir une sexualité active ou non
Tu as le droit d'être protégé-e contre les agressions physiques ou verbales
Tu as le droit de prendre un contraceptif si tu le souhaites
Tu as le droit de décider d'avoir ou de ne pas avoir des enfants
Tu as le droit d'acquérir des savoirs  - fin de l'extrait


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