mercredi 19 octobre 2011

Tunisie : La première laïcité musulmane ?


En automne 623, la caravane quraychite annuelle vers la Syrie quitta La Mecque. Cette caravane et celle à destination de l'Irak représentent une grande partie des revenus mecquois.
Sa prise ferait passer les musulmans de la pauvreté à la richesse et la part de Mahomet lui permettrait de se fournir en armes dont ses hommes manquent

Tunisie : La première laïcité musulmane ?

18/10/2011 : Source : Jeune Afrique
Cit/ :
L'historien et penseur musulman Mohamed Talbi livre à Jeune Afrique ses impressions sur la révolution tunisienne, à la veille de l'élection d'une Assemblé constituante. Et met en garde contre la tentation islamiste en rappelant que la charia n'a aucun fondement coranique. Fin de cit/

Ce n'est pas exact, la sharia du droit en partie, notamment sur la polygamie institutionnalisée ou les affaires en Justice pénale, s'inspire du coran


Cit/ :
L’essentiel a été fait, et merci à l’équipage qui, contre vents et marées, a mené notre navire à bon port : le 23 octobre, pour la première fois dans notre histoire, nous choisirons, à travers des élections vraiment libres et démocratiques, notre destin. La première Constitution tunisienne date de 1860, c’est la première du monde arabo-musulman ; la deuxième de 1958 ; la troisième sera celle de 2011. Ouvrira-t-elle, à plus ou moins long terme, la voie au califat théocratique – la pire forme de tous les totalitarismes –, vœu secret de tous les salafistes quels que soient leurs déguisements démocratiques opportunistes ? Fin de cit/

Les craintes exprimée d'un califat théocratique est justifiée, mais pourquoi dans ce cas ne pas se dédouaner du texte coranique qui justement est l'expression d'un patriarcat à la base du principe de gouvernance de tout califat théocratique

Cit/ :
Je souhaite que mon pays, qui a donné au monde arabe, pour la première fois dans son histoire, la démocratie, lui donne aussi la première laïcité musulmane. Je crois que c’est possible. Je propose donc comme premier article de la troisième Constitution tunisienne : « La Tunisie est une république libre, démocratique et laïque. La majorité de sa population est musulmane, de langue majoritairement arabe, langue officielle du pays. L’État laïc tunisien garantit pour tous les citoyens la liberté de conscience, de croyance et d’expression, et leur assure un ordre de paix et de coexistence pacifique dans le respect de la loi. » Pour nous, ce premier article trouve son fondement et sa justification à la fois, primo dans la Constitution de Médine, la première écrite au monde ; secundo dans le Coran. Fin de cit/

Parler de la constitution de Médine pour la première au monde relève d'une forme de vantardise *

En Crète pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le Droit :

Aux VIIe et Vie siècles [ donc, avant notre ère] voit le jour un remarquable traité de droit fondement du principe de l'égalité entre hommes-femmes

En dehors de cette première civilisation européenne aucune autre civilisation sur l'ensemble du globe ne s'est montrée capable de s'extraire de l'idéologie infâme et raciste, que l'on désigne par le patronyme du patriarcat qui définie la femme comme inférieure, donc assoie de droit la suprématie de l'homme sur la femme

Ce traité serait '' la bible '' des avocats disent les Crétois; j'aimerais pour ma part qu'il en fut ainsi au sein de toutes les ethnies ou groupes d'affinités qui forme la population de notre pays
L'évolution du droit est mieux connue en Crète qu'ailleurs grâce à un texte fondamental gravé sur un mur de Gortyne, au début du Ve siècle, mais dont les prescriptions remontent, pour l'essentiel, aux VIIe et VIe siècles avant notre ère
Ce code concerne les affaires de famille, mais aussi les questions soulevées par la dépendance et l'esclavage, les attentats aux mœurs et les dommages causés par les animaux
Et d'ajouter : « secundo dans le Coran. », c'est prendre pour des naïfs les gens '' occidentaux '' supposés, peut-être, n'avoir rien lu du coran - [ voir plus loin, '' les Diktats musulmans ]

*  Notes :
Le texte connu sous le nom de constitution de Médine, appelée également charte de Médine est tiré du livre d'Ibn Ishaq, dans lequel il figure sous le titre : « Le pacte entre les Émigrés et les Ansars et la réconciliation avec les juifs ». Pour de nombreux historiens, ce texte est composite, constitué de différents pactes entre tribus contractés à différentes dates, il n'a rien d'une constitution

Cit/ :
En effet, le seul obstacle à la laïcité vient exclusivement de la charia. Or celle-ci n’a aucun fondement coranique. De fabrication humaine et relativement tardive, elle n’oblige aucun musulman en conscience. Seul le Coran oblige. La question exige un long développement qui n’a pas sa place ici. Fin de cit/
C'est bien regrettable que manque '' ce long développement ''...

Cit/ :
Je me limite donc à un simple constat incontestable. La première somme consacrée à la charia est le Kitâb al-Umm, de Shâfi’î, mort en 804. Auparavant, c’est-à-dire près de deux siècles durant, les musulmans avaient vécu sans charia. Ils pourraient donc s’en passer de nouveau, et s’en porteraient d’autant mieux que sous les pesanteurs de l’Histoire, par le hukm al-ridda (la loi sur l’apostasie), inexistant dans le Coran, la charia a pris une forme terroriste incompatible avec la liberté et la démocratie. Sans charia tout le monde se porterait mieux. C’est dans ce sens que je travaille en tentant de rénover la pensée musulmane, condition sine qua non pour retrouver notre place dans l’Histoire, voire la redynamiser.Fin de cit/

Sur ce point l'on ne peut qu'être d'accord, et faire remarquer qu'en France la loi sur l'apostasie figure dans la charte du C F C M signée, en son temps, par l'ex-ministre de l'intérieur Sarkozy
À ce jour, je n'ai pas entendu, sur cet article xénophobe, la moindre protestation de la part de tous ses opposants des gauches comme des droites

Venons-en maintenant à la Constitution de Médine. Elle fut négociée par le Prophète en l’an 1 de l’hégire, entre toutes les composantes sociales de la cité-État, polythéistes, juifs et musulmans. Dans ses 47 articles, il n’est nulle part question d’une religion de l’État. Il s’agissait d’une Constitution laïque. Fin de cit/

Sur ce dernier point, que l'auteur propose de se passer de la sharia, n'est que louable, mais pourquoi comme beaucoup de musulmans qui se présentent modérés, n'admet-il pas tout simplement que le texte coranique est un livre de l'histoire arabe désormais obsolète ?
Que contrairement à ce qu'il écrit, le coran est bien un code impératif de surcroît rédigé par des hommes pour le seul bénéfice des hommes, en outre prône les valeurs masculines négatives, qu'aucune sourate ne s'adresse à la femme, est-ce si problématique de le reconnaître ?
Oui, le coran est un code impératif, les textes parlent d'eux-mêmes - il est facile de le vérifier à partir de la page :
Crab – 19 Octobre 2011


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