mercredi 23 janvier 2013

Remparts d'argile

 Rima : Leila Shenna

Liminaire :
En 1971, j'avais beaucoup aimé Remparts d'argile, l'histoire d'une jeune fille Rima, adoptée par une famille dans un petit village ( Chebika ) perdu au confins du Sahara
Ce film, où les dialogues sont quasi-inexistants, m'avait profondément touché, mieux que de décrire il me fît ressentir que Rima*, qui pourtant ne savait lire ni écrire, cependant curieuse de savoir et de connaissance, pressentait que derrière l'horizon apparemment inatteignable, peut-être indépassable, ensablé de ce désert, peut-être une autre vie l'attend
[ * Rima, étymologie : gazelle blanche ]

Syrie-Libye-Égypte-Tunisie-Algérie-Mali
Réponse à quelques-uns de mes lecteurs :
Vous avez raison, sur mes blogs, je n'ai pas écris un seul mot sur la guerre civile en Syrie - pourquoi ?

L’islam politique et les sociétés arabes :
J'étais contre l'engagement de la France en Libye sachant par avance que succéderait au dictateur Kadhafi un pouvoir dont les visées religieuses sont plus importantes que les notions de droits ou juridiques et se traduirait par un renforcement des '' valeurs '' négatives de la sharia* au regard des droits de l'humain, ( donc plus particulièrement contre les droits des femmes arabes qui se savent mentalement émancipées )
C'étaient mes raisons , à l'époque, autant de raisons différentes aux antipodes de celles avancées notamment par Pascal Boniface qui lui aussi était contre cette guerre menée essentiellement par la France
[ * Notes : Kadhafi avait instauré facilement la charia en 1994, dans une Libye, un pays où domine fortement, sans vergogne, le patriarcal et le tribalisme ( c'est toujours le cas... ) ]

Régimes clonés - rejet des valeurs démocratiques :
À la suite de la Libye, en Égypte ou en Tunisie, c'est ce qui se passera en Syrie, el-Assad laissera sa place aux islamistes, donc en dehors d'une aide humanitaire aux populations qui se sont réfugiés dans les pays limitrophes je ne vois pas l'intérêt que la France s'en mêle ni ne se range au coté des '' chefs de l'opposition syrienne '' qui ne présentent aucune garantie, une fois qu'ils seront au pouvoir, de respecter les droits de l'humain

" voie d'accès à la loi divine "
Depuis de nombreuses années, je démontre, en suivant l'actualité, qu'il n'y a pas d'islamistes '' modérés '', sauf dans les pays où ils sont très minoritaires comme en France, dont pourtant pour qu'ils le restent de se rendre à l'évidence de la nécessité absolue de critiquer en permanence les textes dits fondateurs de la religion musulmane, ( coran et autres textes annexés ), et les modes de vies sexistes, sexo-séparatistes ou autres idéologies que génèrent de telles croyances
Aujourd'hui il serait plus judicieux de bien identifier qu'il s'agit d'un soviétisme islamiste qui ce développe dans les pays du Maghreb, en Égypte, pour mieux appréhender la nécessité de défendre le principe du débat d'idée sans lequel il ne peut y avoir de maintien ou d'instauration de la démocratie dans un pays

C'est en ce sens qu'il est ridicule de se focaliser sur le mot du chef de l'État qui parlait de '' réponse approprié '' de l'Algérie sur le site de In Amenas, une notion qui fait tant glousser certains de '' nos commentateurs politiques '' en mal de remplissage, '' analystes '' qui feraient mieux de se demander plus exactement pourquoi l'Algérie n'a pas fermé sa frontière avec le Mali depuis au moins dix ans – plus récemment avec la Libye après la fin de Kadhafi
Mais aussi de se demander où les islamistes et autres groupes terroristes trouvent aussi facilement de l'essence, [ sans se faire remarquer ( ? ) '], pour se déplacer avec leurs véhicules Toyota partout sur des territoires infiniment plus vastes que la France

Qui peut croire que sans argent, certes, mais avant tout sans essence l'on peut mener une guerre fut-elle jihadiste ? - Crab - 23 01 2013

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