mercredi 27 février 2013

Joumana Haddad - Superman est arabe


Joumana Haddad

Enfin un véritable événement à retenir dans l'actualité de ce mercredi !
ARTE, ce jour, ( la mi-journée ), seul parmi tous les JT a consacré environ 3 secondes à la démission du pape pour judicieusement retransmettre de larges extraits d' interviewes de Joumana Haddad poète, journaliste et féministe libanaise, précédemment auteure de '' j'ai tué Shéhérazade, '' et vient de publier son dernier livre '' Superman est arabe ''

Écrit avec la même verve que "J’ai tué Schéhérazade : confessions d'une femme en colère", son précédent ouvrage ( paru en 2010 ), Joumana Haddad condamne et surtout démontre ( une fois de plus ) avec force arguments que les religions ont discriminé la femme dans la cellule familiale aussi bien que dans la vie sociale

" Le monothéisme est très misogyne ", une démonstration magistrale émanant de Joumana Haddad féministe pour le respect et l'obtention reconnus sans condition des droits de la femme n'est pas sans rappeler ou à associer aux travaux et à l'influence d'Élisabeth Badinter auprès des grandes et des grands du féminisme universel
Point de vue que je partage ( je ne compte plus les fois où j'ai écris, qu'arabe ne signifiait pas mécaniquement croyant ou musulman ? ), pour Joumana Haddad ce se sont les hommes qui doivent affirmer progressivement une nouvelle masculinité
Avancer c'est analyser et comprendre, réaliser que les religions monothéistes sont des philosophies qui à la fois matérialisent et sacralisent la volonté de domination, sont autant d'inventions de toutes les sortes de hiérarchies artificielles les plus répandues ( dieu des monothéismes et ses commanditaires )
Ce constat implique, la nécessité de se référer, à seul fin de s'émanciper, pour chacun d'entre-nous, à une meilleure connaissance de ses propres limites       - Crab - 28 02 2013

Superman est arabe : De Dieu, du mariage, des machos et autres désastreuse inventions

Présentation de l'Éditeur :
Faisant suite à J’ai tué Schéhérazade et écrit avec la même verve, Superman est arabe dénonce le système patriarcal qui sévit dans le monde arabe et qui s’enracine dans les trois religions monothéistes. En discriminant la femme au sein de la famille et dans la vie sociale, ces religions n’ont pas seulement favorisé le machisme mais l’ont aussi institutionnalisé et sacralisé. Machisme qui, sous l’apparence de la force, de la confiance en soi, de l’aplomb ou de la fierté individuelle ou clanique, traduit au contraire un profond sentiment d’insécurité et des peurs irrationnelles. En ces temps de grands bouleversements politiques dans cette région du monde, l’auteur, en mêlant confidences, réflexions, traits d’humour et échappées poétiques, insiste sur cette idée que les luttes engagées ces deux dernières années pour la liberté et la dignité n’aboutiront à rien sans l’affirmation progressive d’une “nouvelle masculinité” arabe, c’est-à-dire sans l’établissement d’un rapport radicalement différent entre l’homme et la femme, et entre chacun d’eux et son propre corps

Suite :

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