mercredi 6 février 2013

L’illusion de l’Islam 


L’illusion de l’Islam 


Tunisie
François Hollande rencontre le président tunisien Moncef Marzouki, aura t-il le courage d'intercéder en faveur des deux incroyants condamnés à la prison le 28 03 2012 ? *

* Résumé des faits : Jaber El Majri, professeur d’anglais, avait publié sur page Facebook des dessins particulièrement crus, où il représente par exemple un porc sur la Kaaba (la pierre noire de la Mecque), et des propos assez virulents par lesquels il exprime sa haine des Arabes et son soutien au Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Il est actuellement en détention.

Le second, considéré comme son complice, Ghazi El Beji, est l’auteur d’un petit roman publié en ligne, intitulé « L’illusion de l’islam », dans lequel il met en scène le prophète Mohamed et son épouse Aïcha. Il est actuellement en fuite à l’étranger.
Les faits sont clairement décrits dans l’excellent travail d’enquête des blogueuses

Extraits :
Les deux jeunes, déjà connus par leur athéisme, à Mahdia, ont publié plusieurs ouvrages qui critiquent la religion islamique. Ghazi Al Beji est connu pour son ouvrage « l’illusion de l’Islam », un roman satirique qui raconte en partie la vie de Mohamed le prophète et sa femme Aicha ( avec des caricatures )
Jabeur, à son tour, est connu, pour ses multiples ouvrages (les noms des bouquins) publiés sur sa page facebook et sur d’autres réseaux sociaux

Mejri Jabeur a fait l’objet d’une comparution immédiate. Et devant le refus des avocats de défendre les accusés, Ghazi a décidé de s’enfuir du pays.
En le contactant par téléphone, Ghazi Al Beji n’a pas nié son athéisme en précisant qu’il était en contact avec Jabeur Mejri qui a lu son roman « L’illusion de l’Islam » et qu’il ne regrette rien malgré les menaces de morts, le jugement en première instance et sa galère actuelle.
En effet, Ghazi a risqué sa vie en essayant de s’enfuir de la Tunisie, passant par la Libye, l’Algérie et la Turquie. Il est maintenant en Grèce

La ligue des humanistes tunisiens, journalistes sans frontières et quelques militants indépendants sont les seuls qui ont pris la peine d’évoquer l’affaire.

Que peut-il être considéré comme atteinte à l’ordre public à l’ère de la révolution ? C’est la question de Mahmoud Beji, le père de Ghazi, qui nous a accueillies chez lui.
« Mon fils est chômeur diplômé, qui n’a fait du mal à personne. Est-il plus dangereux que ceux qui ont tué des innocents lors de la révolution ? Est-il plus dangereux que les Trabelsis, les Ben Ali, les snipeurs ? Si mon fils ou Jabeur avaient du travail, et gagnaient bien leurs vies, ils n’auraient jamais été impliqués dans ce genre d’histoire. Et puis, ils sont libres de penser ce qu’ils veulent… c’est quoi le problème s’ils ne sont pas croyants ? »
Source : 
Henda Hendoud ( SOS Censure Tunisie )


Rappel :



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