samedi 18 mai 2013

La grand évasion

 
ONU
À l’ouverture de la réunion, à New York, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, actuellement secrétaire générale adjointe de l’ONU, a déclaré aux délégués de 190 pays :
« Le monde nous regarde alors que nous nous réunissons pour prévenir et éliminer la violence contre les femmes et les filles. »
J'approuve la déclaration, mais je regrette pour ma part que madame Michelle Bachelet n'est pas dit « ... éliminer la violence contre les femmes et les filles, mais aussi contre les incroyants et les incroyantes »

La sainte alliance
En Mars dernier, une fatwa contre cette déclaration de Michèle Bachelet jugée trop favorable aux femmes ;
Qui trouve-t-on pour s'allier contre la déclaration, ( je vous le donne en mille ) ?

Le mufti libyen ( pays de cœur de notre '' cher BHL '' ), le parti des frères musulmans d'Égypte ont dénoncé les aspects de cette Déclaration onusienne contraires soit disant à la Charia
Mais ce n'est pas tout s'y opposent, l'Iran, la Russie de Poutine et de l’Église orthodoxe et, et, et ( hé oui ) le Vatican du '' bon '' pape François des pauvres

L’une des phrases contestées, qui fait bondir imams et cardinaux : « La commission appelle les États à condamner avec fermeté toutes les formes de violence envers les femmes et les filles, en se gardant d’invoquer toute habitude, tradition ou considération religieuse pour échapper à leurs obligations telles qu’elles sont définies dans la déclaration sur l’élimination de la violence envers les femmes »

Les arrière-mondes
L'ignorance est, au fond, le pire ennemi de l'être humain : c'est elle qui fait naître les fanatismes, les faussetés, les erreurs, la peur des différences, mais aussi plus particulièrement la peur des femmes, des incroyants dans les pays où les organisations religieuses imposent ou veulent imposer la primauté de la religion sur le droit
En France, déshonneur suprême pour notre pays, cela induit ou mène à un exhibitionnisme dans l'espace public, dans le plus grand mépris de la citoyenneté, l’émergence des C Boutin * ou des F Barjot, portes flambeaux homophobes, phénomènes d'incultures qui en outre s'imaginent incarner la civilisation ou encore des valeurs civilisatrices
La croyance dans les arrières-mondes, au surnaturel et ses conséquences pour les sociétés
La majorité des guerres civiles, dans l'actualité, sont inter religieuse, ( en tous cas la religion n'y est jamais totalement étrangère )
La grande guerre plus particulièrement fomentée, entretenue par les islamistes se fait contre les femmes, mais aussi contre les couples qui se forment librement pour se marier ou désireux de vivre une union libre
Ne pas tenir compte de la religion ni des pratiques traditionnelles du clan dont ils sont issus en fait des victimes toutes désignées des '' crimes d'honneurs '' [ autant de faits observés régulièrement dans l'actualité ]
À ces désordres publics, dans certains pays, s'y ajoute l'athéophobie ( pays pour le plus souvent dominé par des islamistes )

L'athéophobie dépasse à ce point l'entendement que la majorité des populations de ces pays restent passives : laisse assassiner, emprisonner au nom de leurs dieux des incroyants, mais aussi, des laïcs ou encore des défendeurs des droits des femmes
Le même sort est réservé aux homosexuels - coïncidences, ce qui ne doit rien au hasard, avec, dans ces pays ( presque tous islamistes ), en sus les pires conditions faites aux femmes

En France - contre la démagogie
Il importe de revenir sur l'affaire Baby Loup, dans un article par Olivia Elklaim et Jérôme Anciberro daté du 10/04/2013 Manuel Valls répondant aux deux journalistes, se positionne favorablement dans une perspective de loi favorable à faire respecter la neutralité laïque dans toutes les crèches non confessionnelles ou en tous lieux subventionnés destinés à accueillir des enfants

Extrait d'un article rédigé par Olivia Elklaim et Jérôme Anciberro :


Après l’arrêt de la Cour de cassation sur l’affaire Baby Loup, vous avez affirmé que vous craigniez une mise en cause de la laïcité. Que vouliez-vous dire ?
Manuel Valls
La religion doit pouvoir s’exercer librement, mais elle ne doit pas être confondue avec des manifestations à caractère politique sur la place de la femme dans la société. Ce qui se joue ici n’est pas seulement de l’ordre du religieux. Selon moi, la question du voile relève d’un combat plus large sur la condition des femmes dans les quartiers populaires. La Cour de cassation a rappelé que la laïcité s’applique pleinement dans les services publics, mais pas ailleurs. Il y a là une question juridique qui appelle une initiative législative.

Olivia Elklaim et Jérôme Anciberro
Qu’en sera-t-il concrètement et dans quels délais ?
Manuel Valls
Le président de la République l’a confirmé en annonçant ( jeudi 28 mars, sur France 2, ndlr ) qu’il fallait un consensus pour que personne ne se sente discriminé. L’idée que les crèches associatives bénéficiant de fonds publics fonctionnent selon les mêmes règles de neutralité que les écoles et les crèches publiques doit s’imposer. Voilà le cadre dans lequel nous devons travailler, dans le dialogue, en lien avec l’Observatoire de la laïcité, en concertation avec le Défenseur des droits. Fin des extraits
Crab 19 Mai 2013

Brèves :
La haine des femmes
Lu dans la presse : Pakistan : assassinat d'une responsable du parti d'Imran Khan
Une responsable du Mouvement pour la Justice (PTI) de l'ancienne star pakistanaise du cricket, Imran Khan, a été assassinée par des inconnus samedi 18 mai à Karachi, dans le sud du Pakistan. Zohra Hussein, 59 ans, vice-présidente de l'organisation féminine du PTI pour le Sindh, la province dont Karachi est la capitale, est tombée dans une embuscade tendue par trois hommes qui l'attendaient devant son domicile.
Cet assassinat est survenu la veille d'un nouveau vote qui se tient dimanche sur instruction de la Commission électorale pakistanaise dans 43 des 250 bureaux de vote de Karachi, à la suite d'informations sur des fraudes lors des élections législatives du 11 mai. Zohra Hussein "quittait son domicile lorsque trois hommes armés l'ont attaquée. Elle a pensé qu'ils voulaient lui voler son sac à main et le leur a donné, mais ils l'ont tuée", a déclaré Firdous Shamim, un dirigeant local du PTI.
La police a indiqué que les trois agresseurs avaient pu s'enfuir sur une moto après le meurtre, survenu tard dans la soirée de samedi. L'assassinat n'a pas été immédiatement revendiqué - Le Monde.fr avec AFP | 18.05.2013

Article publié dans '' lechorepublicain.fr ''
Afghanistan: débat houleux au Parlement sur les violences aux femmes
Le Parlement afghan a dû interrompre samedi un débat houleux sur une loi contre les violences aux femmes, plusieurs députés ayant exprimé leur vif désaccord avec cette loi qu'ils estiment contraire à la charia.
Le président Hamid Karzaï a ratifié en 2009 un décret sur l'Elimination des violences contre les femmes, qui interdit notamment les mariages forcés, la violence conjugale, et fixe l'âge légal du mariage à 16 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons.
La loi n'a donc pas besoin de l'approbation du Parlement, mais une députée, Fawzia Kufi, a souhaité obtenir le soutien de la chambre basse pour éviter que le successeur de Karzaï à la présidence, qui sera élu l'an prochain, ne puisse abroger à son gré la loi, en cas notamment de négociations avec les insurgés talibans.
Or, le président du Parlement a dû interrompre rapidement la séance, de nombreux députés exprimant leur désaccord avec cette loi contraire, selon eux, à la loi islamique ou charia.
Certains députés ont estimé que le mariage des fillettes ne pouvait être considéré comme un crime.
Aucune date n'a été fixée pour la reprise des débats.
Plusieurs militantes des droits des femmes se sont opposées à l'examen de cette loi par le Parlement.
"C'est très inquiétant pour nous. Nous nous sommes battues pendant des années pour avoir cette loi. Si le Parlement la change, les femmes vont retourner dix ans en arrière", a déclaré à l'AFP Mahbooba Seraj.
Cette loi constitue l'une des plus grandes avancées de ces dernières années pour les Afghanes, mais elle n'est bien sûr pas respectée dans les zones très vastes sous contrôle ou influence des insurgés, notamment dans le sud et l'est du pays.
Sous le régime intégriste des talibans (1996-2001), les femmes ne pouvaient étudier ni travailler à l'extérieur.
Les femmes craignent une radicalisation de la société afghane sous l'influence des talibans après le scrutin présidentiel de 2014 et le départ de l'essentiel de la force internationale de l'Otan prévu à la fin de la même année.
Hamid Karzaï ne peut briguer un troisième mandat en vertu de la constitution - article daté du 18 Mai dernier

Rappels :


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