vendredi 26 février 2016

Michel Onfray - La double fatwa


« Il est difficile, ces temps-ci, de penser librement et encore plus de penser en athée. Affirmer que les idéaux de la philosophie des Lumières sont toujours d’actualité nous fait paradoxalement passer pour des réactionnaires, des islamophobes, voire des compagnons de route du Front National assimilé au fascisme. Dans un monde qui prétend en masse Michel Onfray - ( Penser l’Islam – extrait sur son site )
Citation :
Après les attaques dont Kamel Daoud a été l'objet dans " Le Monde ", le philosophe prend la plume pour défendre l'écrivain et journaliste algérien.
Nous vivons une drôle d'époque dans laquelle des intellectuels publient une pétition dans Le Monde pour accabler l'un d'entre eux, Kamel Daoud, qui est déjà sous le coup d'une fatwa pour avoir dit rien de moins que la vérité. Ce qu'il n'a cessé de faire, ce qu'il fait et, probablement, ce qu'il fera encore, car, tout comme il y a des destins de collaborateurs, il y a aussi des destins de résistants.
Personne ne m'a demandé d'écrire un texte pour le soutenir. J'ai pour habitude de ne rien demander afin de ne pas être redevable. Michel Onfray
Publié le 24/02/2016 - Lire l’entier de l’article dans " Le Point "
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Fawzia Zouari : Le journaliste Rachid Ali, animateur vedette de l’émission Questions audacieuses sur Al-Hayat, s’amuse pour sa part à pointer les contradictions des musulmans eux-mêmes : « Pourquoi les réfugiés syriens ne se dirigent-ils pas vers les pays musulmans les plus proches d’eux ? Pourquoi préfèrent-ils mourir en mer en tentant d’atteindre les rives des pays que leurs imams et prédicateurs religieux condamnent et déconseillent de fréquenter ? Pourquoi vont-ils dans cette Allemagne gérée par une femme mécréante ? ». Fin de l’extrait -
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Fawzia Zouari : " Kamel Daoud dérange le confortable angélisme sur l'islam "
Fawzia Zouari, journaliste et écrivaine tunisienne, a rejoint mercredi les défenseurs de Kamel Daoud dans une tribune publiée sur le site Jeune Afrique. " N'en déplaise à nos avocats autoproclamés, écrit-elle, de plus en plus d'intellectuels arabes refusent la vision d'un Orient lisse et innocent aussi erronée que celle d'un Orient obscurantiste et haineux."
Une nouvelle voix s'élève pour soutenir Kamel Daoud. Cette voix, c'est celle de Fawzia Zouari, journaliste et écrivaine tunisienne. Dans une tribune publiée sur Jeune Afrique intitulée "Pourquoi Kamel Daoud a raison", elle apporte son soutien à l'écrivain algérien "désormais cloué au pilori". "Pourquoi ?", demande t-elle en préambule de son argumentation : simplement "parce qu'il a osé affirmer que les viols perpétrés à Cologne par des immigrés issus du monde arabo-musulman sont la conséquence logique d'une tradition portée sur la répression sexuelle et génératrice de frustration chez les jeunes".
Comme lui, "de plus en plus d'intellectuels arabes refusent la vision d'un Orient lisse et innocent aussi erronée que celle d'un Orient obscurantiste et haineux. Ils ne veulent plus jouer les admirateurs béats de leurs propres traditions et réligions. Ni devenir les otages d'un monde occidental traumatisé par l'accusation d'islamophobie et plombé par les scrupules d'une gauche qui va jusqu'à leur dénier le droit d'aimer dans l'Occident l'espace de liberté et d'émancipation auquel ils aspirent". Des propos qui rappellent ceux tenus il y a quelques mois par Elisabeth Badinter sur la défense de la laïcité : "Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d'islamophobie". Dans le fond, Fawzia Zouari veut montrer que "Kamel Daoud dérange le confortable angélisme sur l'islam et les musulmans". Elle va jusqu'à qualifier l'auteur "d'essentiel pour nos sociétés prises au piège du conservatisme et de la bigoterie".
Alors, oui, comme le soutient Kamel Daoud, il existe "une psychologie de la foule arabe", écrit Fawzia Zouari :
"Oui, nous trimbalons une mentalité millénaire qui définit la femme comme un appât et une honte ; oui, il y a chez nous un rapport pathologique à la sexualité ; oui, il y a un racisme qui insinue qu’on peut violer une non-musulmane sans conséquences ; oui, certains nouveaux arrivants en Europe doivent se faire à l’égalité des sexes et à la laïcité !"
L'écrivaine tunisienne compare les conclusions de ses contradicteurs à une "fatwa de plus contre l'Algérien", lui qui ne fait que "dénoncer un puritanisme réel et [a] le courage de souligner les travers des siens". Elle oppose à l'analyse de "balcon" des "intellectuels de Paris" celle d'un Kamel Daoud qui "vit sur le terrain".
Fin janvier, l'écrivain algérien avait écrit que le tabou du sexe et du rapport à la femme dans le monde musulman pouvait expliquer la série d'agressions à caractère sexuel lors du Nouvel an à Cologne. En réaction, un collectif d'intellectuels avait publié le 11 février dernier une tribune dans Le Monde, dans laquelle ils l'accusaient de "recycler les clichés orientalistes les plus éculés", et de tenir des propos qui "ne font qu'alimenter les fantasmes islamophobes d'une partie croissante du public européen". En réaction, Kamel Daoud avait annoncé son retrait du journalisme. - - Jeudi 25 Février 2016 publié dans " Marianne "
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[ Mise en garde : la grande majorité des françaises et des français sont excédés – mais les peuples ont toujours tort, n’est-ce pas ? - Crab – 26 Février 2016]
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Suites : Ahurissant - «  Le viol dure 30 secondes et le racisme pour la vie »
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/02/le-viol-dure-30-secondes.html
ou sur :
http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2016/02/26/le-viol-dure-30-secondes-5765423.html


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