lundi 26 septembre 2016

Racines ou Références

Le plaisir est la racine de la morale, et Croire en l’Humain fait œuvre de civilisation quand prime sur l’irrationnel la recherche de l’éthique


Christine de Pisan caricaturée par les universitaires, sans nul nul doute les lointains parents de la lignée d’une grande majorité d hommes tous plus mandarins et plus misogynes les uns que les autres qui, encore à notre époque peu soucieux de l’égalité femmes-hommes, entre-autres se font au nom de la « liberté » universitaire les défendeurs du port du voile islamique dans l’enceinte des universités

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[ Exemple des méfaits de la religion : le sacrifice d'Iphigénie [1,80-101]
[1,80] Mais tu vas croire peut-être que je t'enseigne des doctrines impies, et qui sont un acheminement au crime; tandis que c'est la superstition, au contraire, qui jadis enfanta souvent des actions criminelles et sacrilèges. Pourquoi l'élite des chefs de la Grèce, la fleur des guerriers, souillèrent-ils en Aulide l'autel de Diane du sang d'Iphigénie! Quand le bandeau fatal, enveloppant la belle chevelure de la jeune fille, flotta le long de ses joues en deux parties égales; quand elle vit son père debout et triste devant l'autel, [1,90] et près de lui les ministres du sacrifice qui cachaient encore leur fer, et le peuple qui pleurait en la voyant; muette d'effroi, elle fléchit le genou, et se laissa aller à terre. Que lui servait alors, l'infortunée, d'être la première qui eût donné le nom de père au roi des Grecs? Elle fut enlevée par des hommes qui l'emportèrent toute tremblante à l'autel, non pour lui former un cortège solennel après un brillant hymen, mais afin qu'elle tombât chaste victime sous des mains impures, à l'âge des amours, et fût immolée pleurante par son propre père, [1,100] qui achetait ainsi l'heureux départ de sa flotte: tant la superstition a pu inspirer de barbarie aux hommes ! - De rerum natura - Lucrèce, Ier siècle avant notre ère ]

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Illusions et fanatismes
Nul n’est enraciné, cependant il se fait que certaines populations sont idéologisées au point de sombrer dans l’illusion, le fanatisme ou la superstition, hors, plus généralement chaque personne à ses propres références et expériences dont-il est aisé d’observer que si inévitablement elles se comparent, elles ne se valent pas pour autant
Au fil des temps la religion ( essentiellement les monothéismes ) tente vainement de tuer le mythe qui justement ne meurt jamais ;
une forme de liberté d’expression le mythe n’est jamais réduit en cendres car il explore sans relâche des imaginaires sans jamais se fixer définitivement en un dogme :
susceptible d’interprétations diverses et variées le mythe se présente à l’entendement opposable à des vérités toutes faites, mais tâtonne
Dans ce sens la mythologie n’est pas morte, d’autant qu’à notre époque elle a probablement plus de choses en commun avec « nos » romans feuilletons, les séries TV ou encore la bande dessinée qu’avec ce que l’on désigne communément par la religion, ce qui sous-entend que la part ou l’impact des monothéismes sur nos sociétés n’a jamais pu faire la différence ;
cette part ou participation de la religion à notre époque, grâce essentiellement à la science et à l’apprentissage des savoirs se réduit de décennies en décennies ainsi qu’une peau de chagrin pour ne trouver sa traduction nul part ailleurs que dans l’exhibitionnisme forcené, rétrogrades, surtout pratiqué sans pudeur par des enfoulardées ou des enburkinidées
Interdites du droit de penser pour être, donc : d’animer, de rire, de chanter, de danser ( avant tout le sort réservé aux femmes ) et par dessus tout l’interdiction majeure faite à la communauté de ne croire qu’en l’Humain, car pour ces populations de femmes et d’hommes fanatisées endoctrinées dans une « vérité » et un dogme la finalité n’offre d’autre principe référent que le " nous " caractérisant la soumission au clan *1 ;
en cela « éduquées » dans le rejet du " je " et du " moi ", il est impensable, voire inconvenant pour elles de définir l’universel, notamment quand il s’agit plus particulièrement de l’égalité femmes-hommes tant du point de vue des droits et des libertés individuelles – 1* : l’oumma, est un exemple d’extrémisme
Pour définir l’universel n’est-il pas temps de rompre définitivement avec l’idée de racines fixées par des « vérités » édictées en dogmes, et de cesser de faire d’une confession religieuse l’identité d’une personne*2, d’un groupe de gens, quand ce n’est pas d’un pays ?
*2 : c’est d’autant plus une absurdité quand dans notre pays la majorité de nos compatriotes sont athées, agnostiques et déistes sans confessions et que cette tendance comportementale prend de l’ampleur un peu partout dans le monde
Après le JT de France 2 diffusé le dimanche 25 septembre 2016, j’ai suivi un reportage sur les persécutions des juifs en France ( ce qui est toujours et bien réellement vrai ), mais dans ce document on parlait des juifs comme s’ils étaient tous des croyants, aussi des chrétiens et des musulmans – pas une seule fois je n’ai entendu prononcer le mot athée pas plus il n’a été fait référence à aucun moment à l’athéisme [ ??? ] - enquête de « journalistes » ou de ...

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Le plaisir est la racine de la morale
[ J'ai voulu t'exposer cette doctrine à nous / en un chant possédant le doux accent des Muses, / et sur elle poser la douceur de leur miel, / dans l'espoir que nos vers sachent, par ce moyen, / te retenir l'esprit tandis que tu perçois / des choses la nature en sa totalité, / et te pénètres bien de leur utilité. - Lucrèce, philosophe latin, premier siècle avant notre ère - ]

Dans les médias le pourceau d’Épicure ne manquera jamais l’occasion de de tenter de faire accroire cette idée partisane que les racines de la France et de la morale sont judéo-chrétiennes, c’est d’autant plus grotesque, voire risible puisque nulle personne de bonne foi ne peut-ignorer " De la nature des choses "*3 que le plaisir est la racine de la morale
*3 : De rerum natura - Lucrèce -
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Croire en l’Humain fait œuvre de civilisation
Dans ce cas, s’il faut mettre en Lumières, concrétiser la recherche de l’Éthique dans notre pays, n’est-il pas urgent, parce qu’elles nous accompagnent depuis l’antiquité, revivifiées en ce XXIe siècle, de se référer à l’or et à l’ambre des mythes et grandes légendes de la pensée ? - : Aristippe de Cyrène, Aristophane, Démocrite, Épicure, Leucippe, Ésope, Diogène Laërce, Lucrèce, Hypatie, Christine de Pisan, La Fontaine, Jean Meslier, Casanova, Francesca Bruni, Émilie du Châtelet, Mozart, Da Ponte, Olympe de Gouges, Georges Sand, Nietzsche, Gisèle Halimi, Simone Veil, Salman Rushdie, Robert et Elisabeth Badinter ? - Crab 26 Septembre 2016

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Suites :
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/09/libertines-libertins.html

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mais aussi :
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/01/cest-pas-le-bon-moment.html


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