samedi 17 février 2018

Fausse route en 2018 – suite


« Fausse route » d'Elisabeth Badinter

Vous m’écrivez que je suis à contrecourant, grand bien me fasse de m’y maintenir en référence à certains de mes articles qui reflètent tout le mal que je pense, depuis bientôt près de trente ans, du féminisme victimaire ( doloriste, aujourd’hui devenu porcin et j’en passe ... )
Accuser de viol 10 ou 20 ans après un homme, à mes yeux n’est pas acceptable car ne pas porter plainte aussitôt après le crime [ avéré ] c’est mettre en danger de nombreuses femmes – par conséquent, ainsi que je l’ai déjà écris à plusieurs reprises sans jeter la pierre à ces délatrices je n’ai nulle envie de les soutenir dans cette démarche d’autant plus que dans de nombreux cas le silence est le reflet d’un égoïsme inacceptable – je me tais, je ne dénonce pas mon agresseur violeur, ma carrière passe avant... et tant pis pour les autres...
Parler publiquement après tant d’années passées de viol me paraît, dans bien des cas, difficilement crédible

Bien sûr une grande partie de la presse ou des grands médias qui depuis plus de trente ans ont pris l’habitude de faire du remplissage au lieu d’informer n’a pas manqué de remplir ses colonnes ou écrans notamment en invitant sur les ondes ou sur les plateaux essentiellement des représentantes de mouvements « féministes victimaires »

Il n’y a pas de masculinité universelle, mais de multiples masculinités, comme il existe de multiples féminités
Autant d’organisations « féministes » qui prétendent défendre les femmes ( et pire, parlent au nom de toutes les femmes ) dont Élisabeth Badinter, dans son livre " Fausse route " publié en 2003, montrait prophétiquement que bon nombre de ces « féministes » sont tentées par l’instauration d’un nouvel ordre moral guère moins totalitaire que le temps de la suprématie sacralisée de l’homme sur les femmes - qu’il s’agit pour l’essentiel de dérives et d’un conformisme tranquille plus susceptible de freiner la marche vers l’égalité et de renouer avec le séparatisme

Malaise à l’égard de la condamnation « en bloc » d’un sexe qui ressemble à du sexisme
Changer l’homme au lieu de lutter contre les abus de certains hommes, il est notable d’observer que les quatre ou cinq principales organisations idolâtres d’un « féminisme » binaire des plus dangereux qui dans le plus grand mépris de la complexité du réel au profit de schémas simplistes et contraignants veulent changer l’homme – un féminisme à la base victimaire ( doloriste et porcin ) a refusé, agissant ainsi que dans les « meilleures théocraties », de publier mes articles sur leur site ou leur Facebook, quand d’autres féministes ont eu l’extrême délicatesse de me dire qu’Élisabeth Badinter avait tout compris vingt ans avant tout le monde

Reflet de l’esprit de secte, " la honte doît changer de camp "
Aux lieu de désigner exclusivement les violeurs, il suffit de lire " le viol est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe des femmes et des filles ", pour appréhender une tentative par de pseudo féministes d'essentialiser les hommes – sans même poser la question : qui transmet dans notre société cette « culture » sacralisée par la religion de la déshumanisation des femmes ou de l’abaissement du statut des femmes susceptible d’impacter une partie des hommes avec le silence ou l’activisme complice d’une partie des femmes ?
Nous savons ( statistique à vérifier ) qu’une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie – ce qui signifie ( fort heureusement ) que 90 % des femmes ne seront pas violées - certains parmi ces criminels sont des violeurs en série, il convient donc de retenir que moins de10% des hommes ont un comportement criminel - mais c'est bien dérangeant n'est ce pas de rendre compte de la complexité ?

Rappel : Dans notre pays on ne tue pas une femme parce qu'elle est une femme, confondre des faits inhérents à la condition humaine pour les apparenter à un féminicide est tout simplement grotesque - il me paraît utile, une fois de plus, de rappeler qu’en 2016, 126 femmes ont été tuées par leur « compagnon » ou leur ex et 34 hommes l’ont été par leur « compagne » - - et d’insister sur le fait que si 126 femmes ont-été tuées, 44 des auteurs de crimes se sont aussitôt donné la mort - - c’est, non pas un féminicide, mais le triste bilan de la face peu reluisante de la condition humaine - CRAB


Citation : Le féminisme au masculin
« Quelles qualités rares a-t-il fallu aux quelques hommes qui ont voulu dépasser l’image traditionnelle de l’épouse dévouée, gardienne du foyer et mère admirable, pour penser à elle comme à une personne indépendante, un être humain à part entière ? » Pour beaucoup d’entre nous, le féminisme a toujours été une affaire de femmes. Mais on oublie qu’il s’est trouvé, à toutes les époques de l’Histoire, des hommes éclairés ayant profité de leur influence pour défendre le deuxième sexe. Y aurait-il une loi de la nature réservant spécifiquement la cuisine, le ménage ou l’éducation des enfants aux femmes ? Comment accepter ce « marché » qui fait des jeunes filles des objets exposés dans les bals jusqu’à leur acquisition par un mari ? Que faire pour que le mariage cesse d’être le tombeau de la femme, et le moyen légal de son asservissement ? Ces questions, de rares hommes les ont posées, et c’est à ces libres-penseurs courageux, écrivains ou hommes politiques des siècles passés, que Benoîte Groult rend hommage ici. Adoptant une perspective inédite, elle redonne voix aux premiers féministes, et met à l’honneur des hommes qui, comme Condorcet, Stuart Mill ou Fourier, ont eu la force de secouer les préjugés, de s’élever contre l’injustice et de dénoncer la prétendue infériorité de la femme comme le résultat d’un abus de pouvoir. Une manière éclatante de montrer qu’il ne faut plus confondre féminisme et haine des hommes.
Benoîte Groult - Editeur - Grasset


Suite : Fausse route en 2018
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/02/fausse-route-en-2018.html

Suite 2 : L’esprit de la Suède
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/02/lesprit-de-la-suede.html

Suite 3 : Le féminisme porcin
https://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/01/le-feminisme-porcin.html

Féminicide ?
L’indignation des nov-féministes est à la démocratie et à l’État de Droit ce qu’une théocratie est à la liberté de conscience et d’expression
Le seul féminicide commis dans notre pays, assassinées parce qu’elles sont des femmes, deux femmes ont été égorgées par un terroriste musulman Gare Saint-Charles à Marseille – on a pas vu les nov-féministes ni se répandre sur les ondes ni montrer leur indignation dans toutes les bonnes feuilles féministes - Suite :

http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/02/feminicide.html

Suite 5 : les ravages causé à autrui au nom de la crétinerie sans frontièresuite :
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/02/presumes-innocents-2017.html



8 commentaires:

  1. Les femmes ne sont pas des victimes. Élisabeth_Badinter, Fatiha_Agag-Boudjahlat

    RépondreSupprimer
  2. Vidéo : Barbara
    http://blvids.free.fr/Barbara.mp4

    RépondreSupprimer
  3. Réaliser un féminisme libertin
    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/03/realiser-un-feminisme-libertin_16.html

    RépondreSupprimer
  4. Vous me dites qu’Élisabeth Badinter soutient le bien fondé de l’expression " la honte doit ou change de camp ", bien sûr, mais c’est du camp des violeurs dont elle parle, parce que ce camp se croit tout permis, mais pas de l’ensemble des hommes – je n’appartiens pas à un clan ni au « clan des hommes » et c’est en tant que citoyen d’un pays démocratique que je condamne sans réserve le crime de viol

    RépondreSupprimer
  5. Toujours d'actualité :
    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/11/le-bouffon-de-la-republique.html

    RépondreSupprimer
  6. Il n’y a pas de masculinité universelle, mais de multiples masculinités, comme il existe de multiples féminités. - Quand aux patriarcats sacralisés par la religion, hélas, ce sont majoritairement des femmes qui se chargent de le transmettre aux enfants, notamment dans les milieux musulmans plus qu'ailleurs.

    RépondreSupprimer
  7. À l'attention de F.......e - Oui, souvent je cite Élisabeth Badinter, mais encore plus souvent des femmes arabes ou iraniennes. Cependant pour vous répondre sur le fond '' Élisabeth Badinter sait faire la différence avec le féminisme victimiste ( doloriste ) et le féminisme universel lequel ne connaît pas la couleur de la peau. ''.
    Lu sur le site Sisyphe :
    " Réseaux sociaux : en France, la haine aime à se déverser sur les femmes " – Cette expression " ...aime à se déverser sur les femmes ", caractérise le féminisme victimiste qui est au féminisme universel ce qu’une théocratie est à une démocratie laïque

    RépondreSupprimer
  8. À l’attention de N....t K.....é ( Malienne )
    Le féminisme universel ne connaît pas la couleur de la peau.
    C’est grotesque, de parler de féminisme blanc ( sous entendu raciste) alors que, dans notre pays, les droits des femmes ont tous été obtenus au nom du féminisme universel contre les religions.
    .

    RépondreSupprimer

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.