lundi 5 février 2018

Les femmes qui comptent


 Georges Sand

Distinguer le vrai du faux
Selon M. Onfray, " Brigitte Bardot a beaucoup plus fait pour la femme que Simone de Beauvoir "

Je suis d’autant plus d’accord avec l’analyse de Michel Onfray que bien souvent il m’est arrivé d’écrire à l’encontre de militantes ou de militants d’un « féminisme victimaire, doloriste ou actualisé porcin » lesquels depuis quelques mois, par le biais des médias traditionnels ou à travers les réseaux sociaux polluent littéralement l’actualité, d’écrire que " depuis la nuit des temps, incandescentes, lumineuses, les femmes indépendantes ont transgressé tous les tabous sans jamais enseigner la liberté par l’écrit ou la parole ni autrement que par leur façon d’être "


Quand prime l’idéologie
En effet, les blablablas de ces féministes autoproclamés plus ou moins " porcins de circonstances " n’hésitent pas à mettre en cause globalement le genre masculin accusé de transmettre ou d’être à lui seul porteur des idéaux extrêmement nuisibles des patriarcats ( patriarcats sacralisés par les trois religions abrahamiques, ne l’oublions jamais ) font non seulement plus de tord que de bien à la cause des femmes, mais aussi, plus ou moins indirectement, nuisent à la cause des hommes, lesquels pour la plupart, sans ambiguïté, préfèrent plus particulièrement ou portent en leur cœur ces femmes libres, autonomes, donc financièrement indépendantes, incontrôlables - grandes amoureuses


Une perversion peut en cacher une autre
Les relations amoureuses en parlant des amours de Yavé et d’Israël ou de celles du Christ et de son Église ou encore de " l’amour pédocriminel " de Mahomet, lequel contraint à l’épouser la fillette Aïcha âgée de six ans dont la destinée ne sera pas d’être ou de penser sa vie de femme, mais, selon la volonté d’Allah racontée par les hadîths ( théologiens ), de devenir exclusivement sa mémoire

Ceci rapporté symétriquement aux relations amoureuses des deux sexes ce sont autant d’amplifications de métaphores plus perverses, plus préjudiciables les une que les autres qui, en aucun des cas, ne soufrent la comparaison avec les vraies relations amoureuses que savent entretenir entre-eux les femmes et les hommes sains d’esprit


Les Grandes Amoureuses
Oui, ces femmes pour beaucoup d’entre-elles sont connues du grand public, pour n’en citer que quelques-unes, Salomé, Ninon de Lenclos, Francesca Bruni, laquelle, un temps, s’est chargée de parfaire l’éducation amoureuse du jeune Giacomo Casanova, Èmilie du Châtelet, Olympe de Gouges, Georges Sand, Peggy Guggenheim, Barbra Streisan, Brigitte Bardot, Marceline Loridan-Ivens voient leur dignité affirmée, ce sont toutes de grandes amoureuses des hommes – l’histoire ou l’historiographie en témoigne abondamment – et sur mes blogs, depuis 2006, parce que c’est un devoir de " porter à connaissance " à l’adresse des jeunes générations, il est aisé de vérifier que j’ai consacré une foule d’articles à ces femmes dont je veux dire, et surtout rappeler que depuis toujours, qu’elles sont ces femmes qui comptent, « usurpeuses » des façons d’être et des fonctions masculines car elles ont su ou savent transgresser tous les codes dont s’extirper sans ambages du rôle traditionnel dévolu à la femme de reproductrice, de bouilleuse de marmite éduquée pour satisfaire à l’amour de la fourchette dans « l’irrationnelle vertu » de sociétés désormais obsolètes en Occident autrefois, bien trop souvent, mécaniquement l’homme proposait et sans attendre disposait


Les grandes muettes ?
Hors, plus particulièrement dans notre pays, ces femmes dont-on ne parle pas assez, voire jamais, sont depuis toujours bien plus nombreuses que ne l’imagine le commun des mortels " ou les idéologues platonniciens et aristotéliciens qui eux s’évertuent à en cacher l’existence, notamment dans les programmes scolaires

L’homme n’était pas le chef de la femme dans toutes les populations de notre pays, sinon le mouvement féministe n’aurait jamais vu le jour - il ne le sera plus jamais car il n’y a pas d’autre façon d’être pour les femmes qui ne veulent pas subir les tentatives sibyllines ou carrément tordues qu’inspirent les trois religions abrahamiques habituées à formater, à modeler, à cloner les esprits dans cette idée incongrue de la supériorité de l’homme sur la femme

Cest absolument nécessaire de rappeler vivement qu’à notre époque, un habitus morbide nettement entretenu, effroyablement plus virulant dans les populations islamisées en faisant des femmes toujours prête à s’affirmer, désobéissantes, insoumises et non voilées une espèce, un genre qu’il faut écraser ou dévaloriser sans relâcher

Pour celles et ceux qui n’en sont pas convaincus, je leur suggère de s’installer dans les dominés par des musulmans ou des hindouistes...


Elles sont nos grandes héroïnes
Oui, de nombreuses femmes, sans attendre la grotesque parité, depuis l’antiquité, par leur façon d’être ont su transgresser tous les tabous - CRAB


Suite : Le féminisme porcin
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/01/le-feminisme-porcin.html

Suite 2 : Un objet sexuel peut en cacher un autre
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/01/un-objet-sexuel-peut-en-cacher-un-autre.html

Suite 3 : Ni dieu ni maître
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/01/ni-dieu-ni-maitre.html

Suite 4 : Ni patriarcat - ni pudibonderie
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/01/ni-patriarcat-ni-pudibonderie.html

Suite 5 : Le féminisme heureux
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/01/le-feminisme-heureux.html

Suite 6 : L'irrationalité n'est pas une vertu positive
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/02/lirrationalite-nest-pas-une-vertu.html



3 commentaires:

  1. Le « féminisme à la française », selon la sociologue Irène Théry
    La chercheuse revient sur une définition qu’elle avait donné en 2011 sur une certaine façon, en France, de vivre la séduction.
    .
    La sociologue Irène Théry a écrit en 2011 que le « féminisme à la française » était « fait d’une ­certaine façon de vivre et pas seulement de ­penser, qui refuse les ­impasses du politiquement correct, veut les droits égaux des sexes et les ­plaisirs asymétriques de la séduction, le respect absolu du consentement et la surprise délicieuse des baisers volés ». Nous lui avons demandé si, aujourd’hui, elle reprendrait cette définition. Voici sa réponse.
    .
    « Oui, je la reprendrais, à la virgule près. Vous savez, il arrive que des sociologues polissent leurs phrases et c’était le cas de celle-ci, dont j’ai choyé chaque mot. Féminisme “à la ­française” et pas féminisme “français”. Car je pensais à un seul parmi les nombreux courants parfois opposés qui coexistent en France : le ­féminisme universaliste, qui avait signalé ­quelque temps auparavant son scepticisme par rapport à la parité, un mal nécessaire certes très efficace, mais dont le risque est toujours d’essentialiser la différence entre hommes et femmes (y compris en la voyant comme le ­produit d’un conditionnement non pas naturel mais culturel) et d’enfermer chaque sexe dans une moitié d’humanité.
    .
    Un style
    Or ce féminisme universaliste n’est pas ­seulement une théorie, c’est aussi autre chose, de plus impalpable : un style. J’admire depuis toujours le chic de Mona Ozouf, si élégante comme personne, si attentive à l’écriture de ses livres et au verbe de ses conférences, témoins de la considération qu’elle porte à ses lecteurs et ­auditeurs. Un style tout de sobriété et d’une grande probité morale.
    Sur le fond de la pensée, ce style consiste à ne jamais se contenter des diktats du moment, fussent-ils ­féministes, mais à rechercher toujours la justesse et la simplicité d’expression.

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  2. Pourquoi ni Olympe de Gouges ni Élisabeth Badinter ne figurent pas dans les projets éducatifs ou d'histoire dès le collège ?

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  3. La catachrèse caractérise tous les mouvements féministes qui rejettent le féminisme universel, ils sont comme les tarentules avides de vengeances secrètes.
    L’écriture inclusive, c’est la sacralisation du parler bégayé.

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