jeudi 23 août 2018

Féminisme universel


Ce sont les grand-mères des femmes voilées

Le féminisme dit de l’intersectionnalité contre l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes

Olympe de Gouge n’écrivait pas avec un crayon de papier mais avec un crayon à papier car elle n’avait pas le lâche et peu scrupuleux souci d’estomper la réalité indécente d’un lien de subordination régissant les rapports entre les femmes et les hommes de son temps

Le féminisme universel initié et vécu par les féministes occidentales de l’Europe de l’Ouest et plus particulièrement français ne s’est pas contenté de sortir Olympe de Gouges du plus profond de la basse-fosse dans lequel les historiens s’étaient empressé de l’enfermer à vie ( du moins le croyaient-ils... ), car ce féminisme universel a tout gagné contre les religions, contre les hiérarchies monothéistes pour imposer l’éthique du citoyen au-dessus des convictions intimes des-uns et des autres mais, en 2018 dans notre pays, ligués , depuis environ une vingtaine d’années, contre le féminisme universel, s’interpose le féminisme victimiste, doloriste, de boudoir ( l’écriture inclusive, par exemple... ) - puis plus récemment est apparu un « féminisme » dit de l’intersectionnalité marqueur d’un nov-racisme anti femmes blanches, lequel s’évertue à présenter les femmes comme de " petites choses fragiles " d’autant plus fragiles et victimes surtout si elles sont pauvres et de couleurs de peau des plus foncées ( femmes noires, disent-elles...) ;
autant d’arguments fallacieux pour dissimuler que factuellement l’intersectionnalité, au nom de la culture ou de la religion, a pour seul objet de maintenir la domination des hommes sur les femmes* ( * femmes, sous-entendu non occidentales ), un état de faits non sans rappeler ce que rapportait Olympe de Gouges : « Les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles-mêmes. Rarement on voit les femmes applaudir à une belle action, à l’ouvrage d’une femme. »
Ici, dans le seul but de masquer l’inquisition musulmane, l’objet consiste à dénigrer l’ennemie, la femme dite blanche, laquelle, aux yeux des méduses islamophiles, représente le féministe universel

Bien dérangeante Olympe de Gouges, encore à notre époque, elle vient troubler, hanter la conscience des méduses de l’intersectionnalité - Olympe de Gouges l’insupportable femme libre, émancipée et rendez vous compte de surcroît belle ;
bref, l’anti-esclavagistes, féministe, contre la peine de mort, vraie républicaine* ( *girondine et non jacobine ) Olympe de Gouges est par sa manière d’être tout ce que les féministes victimistes, doloristes ou de l’intersectionnalité détestent le plus au monde...

Les seules femmes dites blanches, lesquelles, alors qu’elles ne sont pas les seules femmes à réagir contre la symbolique du voile, se voient accusées par les chantres de l’intersectionnalité de racisme parce qu’elles dénoncent, inventé par quelques cerveaux fêlés, le pire des signes de l’infériorisation ou de l’abaissement du statut des femmes, c’est à dire - au nom de la religion, le voilage islamique*1 du corps de la femme...
Hors ces femmes occidentalophobes égéries de l’intersectionnalité, en bonnes ennemies des femmes, complices du pire projet politique en matière de déni de l’identité féminine affabulent ( sorte de Fake new du moment ) un racisme dit structurel pour essentialiser la « femme blanche », alors que le féminisme universel généré par des occidentales d’Europe de l’Ouest, l’ai-je souvent écrit, ne connaît pas la couleur de la peau, ce que confirme sans ambiguïté l’ambre et l’or de ce féminisme de combat initié et théorisé lors de la Révolution par Olympes de Gouges... CRAB
*1 - Couvertes de pied en cape
http://laicite-moderne.blogspot.com/2017/03/couvertes-de-pieds-en-cape.html

Notes
Olympe de Gouges se rend célèbre par L’esclavage des noirs, ou l’heureux naufrage, une pièce publiée en 1792 mais déjà représentée dès 1785 à la Comédie-Française, sous le titre de Zamore et Mirza, ou L’heureux naufrage. L’œuvre attire l’attention sur le sort injuste des Noirs esclaves des colonies et plaide en faveur de l’abolition de l’esclavage.
Mais le combat qui tient particulièrement à cœur à Olympe de Gouges est celui de la place des femmes dans la société. L’écrivain considère que les femmes sont capables d’assumer des tâches traditionnellement confiées aux hommes et, dans ses écrits, demande qu’elles soient associées aux débats politiques et de société. S’adressant à Marie-Antoinette pour protéger « son sexe », elle rédige une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, calquée sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans laquelle elle affirme l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes. « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune », déclare-t-elle.
Véritable visionnaire, Olympe de Gouges demande l’instauration du divorce, qui est adopté par les Girondins quelques mois plus tard. Elle réclame également la suppression du mariage religieux, et son remplacement par un contrat civil signé entre concubins, qui prendrait en compte les enfants issus de liaisons nées d’une « inclination particulière», des propos au caractère proprement révolutionnaire. Elle milite aussi pour la reconnaissance d’enfants nés hors mariage, et est l’une des premières à théoriser le système de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd’hui : s’indignant de voir les femmes accoucher dans des hôpitaux ordinaires, elle demande la création de maternités. Son combat pour les femmes se poursuit dans ses productions théâtrales, notamment dans Le Couvent ou les vœux forcés (1790).
Ses accusations contre Marat (qu’elle traite d’« avorton de l’humanité »), Robespierre (« l’opprobre et l’exécration de la Révolution») et sa dénonciation de la dictature montagnarde, la conduisent à la guillotine le 3 novembre 1793.

Suites : Féminisme de pacotille
https://laicite-moderne.blogspot.com/2018/07/feminisme-de-pacotille.html

Suites : La vie en blanc et noir - suite
https://laicite-moderne.blogspot.com/2018/07/la-vie-en-blanc-et-noir-suite.html



2 commentaires:

  1. La religion, c'est le clonage des esprits. Les religions sont des Fake news d'un autre temps. La recherche de l'éthique doit-être permanente.

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  2. Féminisme – définition
    .
    Féminisme chrétien ou musulman – un oxymore
    .
    Féminisme de boudoirs – intégration du bégaiement dans lecture d’un texte ( écriture inclusive )
    .
    Féminisme victimiste ( doloriste ) - essentialise les hommes
    .
    Féminisme dit de l’intersectionnalité – essentialise l’homme blanc et surtout la femme blanche ( un mouvement occidentalophobe d’un racisme aggravé )
    .
    Féminisme universel – il ne connaît pas la couleur de la peau ( se préoccupe de l’égalité femme homme )
    .
    Féminisme par la " manière d’être " - sans guide spirituel ni protection par la loi, un féminisme affranchit de tous les tabous

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