lundi 29 juin 2020

DE RERUM NATURA - SUITE



Citation
Il peut bien se faire qu'aucune d'elles ( les religions ) ne soit vraie, mais il est impossible en tout cas que plus d'une le soit.
Lucrèce

L’Ancien, le Nouveau Testament ou le coran présentent un dieu enfermé dans sa « sagesse », en réalité une absence de la présence d’une réelle sagesse non sans rappeler par certains aspects d’autres dieux avant-eux pour n’offrir à l’humanité que le spectacle désolant de l’état d’esprit, de la morale ou de la mentalité de leurs rédacteurs, autant de scribes dont la présence de la sagesse chez-eux n’est en rien un trait de caractère.

Le sage, je pense plus particulièrement au romain poète philosophe Lucrèce a plus de mérite que leurs dieux parce que leurs dieux y compris les dieux du monothéisme ont hérité par nature de l’idée de la « sagesse » qu’exprime chez les grecs Platon ou Aristote alors, que la sagesse humaine est acquise...c’est bien là, ce qui fait la différence.

Avec Lucrèce, l’idée de cette présence immédiate de la sagesse prend corps, en son temps visionnaire, inventant un nouveau langage en opposition pourrait-on dire à la préparation ambiante d’un vocabulaire chrétien, sans doute, fut-il par la pensée critique acquise en conjuguant la poésie et la raison le premier à initier dans l’esprit de ses contemporains ou pour les Hommes que nous sommes de découvrir la fraîcheur d’une pensée critique dans l’exercice de la plus fine déconstruction de la psyché délétère des inventeurs de dieux contre-nature plus dominateurs, plus instrumentalisés ou plus toxiques les uns que les autres. - CRAB

Citation
C'est trop souvent la religion elle-même qui enfanta des actes criminels et impies. Lucrèce

De la nature - de rerum natura de Lucrèce, 1er siècle avant l’ère commune - Extrait
Mère des Romains, charme des dieux et des hommes, bienfaisante Vénus, c'est toi qui, fécondant ce monde placé sous les astres errants du ciel, peuples la mer chargée de navires, et la terre revêtue de moissons; c'est par toi que tous les êtres sont conçus, et ouvrent leurs yeux naissants à la lumière. Quand tu parais, ô déesse, le vent tombe, les nuages se dissipent; la terre déploie sous tes pas ses riches tapis de fleurs; la surface des ondes te sourit, et les cieux apaisés versent un torrent de lumière resplendissante.
[ ] Dès que les jours nous offrent le doux aspect du printemps, dès que le zéphyr captif recouvre son haleine féconde, le chant des oiseaux que tes feux agitent annonce d'abord ta présence, puis, les troupeaux enflammés bondissent dans les gras pâturages et traversent les fleuves rapides tant les êtres vivants, épris de tes charmes et saisis de ton attrait, aiment à te suivre partout où tu les entraînes! Enfin, dans les mers, sur les montagnes, au fond des torrents, et dans les demeures touffues des oiseaux, et dans les vertes campagnes, [1,20] ta douce flamme pénètre tous les cœurs, et fait que toutes les races brûlent de se perpétuer. Ainsi donc, puisque toi seule gouvernes la nature, puisque, sans toi rien ne jaillit au séjour de la lumière, rien n'est beau ni aimable, sois la compagne de mes veilles, et dicte-moi ce poème que je tente sur la Nature [ ]
Fais cependant que les fureurs de la guerre s'assoupissent, et laissent en repos la terre et l'onde. Toi seule peux rendre les mortels aux doux loisirs de la paix, puisque Mars gouverne les batailles, et que souvent, las de son farouche ministère, il se rejette dans tes bras, et là, vaincu par la blessure d'un éternel amour, il te contemple, la tête renversée sur ton sein; son regard, attaché sur ton visage, se repaît avidement de tes charmes; et son âme demeure suspendue à tes lèvres. Alors, ô déesse, quand il repose sur tes membres sacrés, [ ] et que, penchée sur lui, tu l'enveloppes de tes caresses, laisse tomber à son oreille quelques douces paroles, et demande-lui pour les Romains une paix tranquille.
Lucrèce

Avertissement
Ne craignons pas, parce qu’ils conviennent, parce qu’ils sont appropriés d’utiliser des mots ou des expressions que d’autres ont dénaturés ou carrément salis.
Qu’en est-il de la sagesse à notre époque marquée par un recul culturel, par l’infantilisme sans limite bien souvent généré par des racistes anti-blancs ou anti-autres qu’eux-mêmes, auto-racialisés et soucieux d’effacer les mémoires, l’histoire, la généalogie propre à chaque étape significative de l’histoire d’un pays, lesquels pour beaucoup d’entre-eux des islamo-gauchistes, qui en outre, envisagent non sans ridicule de déboulonner des statues ;
c’est un recul de la pensée correspondant pour l’essentiel à la main-mise par les platoniciens et les aristotéliciens sur l’école, soutenus pour des raisons purement carriéristes par la majorité de la classe politique, laquelle vient de connaître un échec retentissant dû à une abstention record *1 ;
n’avait-elle pas auparavant, jugé préférable d’enseigner le fait religieux à l’école sans enseigner en contrepartie le fait athée * 2 ?

*1 – Ici, il faut rappeler, compte tenu, une fois de plus, du résultat des élections d’hier ( 28 Juin ), que les élus ne représentent qu’eux-mêmes, d’où l’urgence de remplacer par une république girondine cette république jacobine qui a failli à tous ses devoirs au profit d’une oligarchie exclusivement préoccupée de dépouiller les populations de tout leurs droits ;
d’ la nécessité de rétablir la souveraineté nationale et d’établir des contraintes visant à réguler nos relations dans le cadre d’une Europe des Nations et vis à vis de la mondialisation.

*2 - ne pas confondre avec l’enseignement de " Les lumières ", ni oublier que nos libertés, que notre identité sont menacées en permanence dans l’objectif pas encore complètement atteint de faire de nous tous des consommateurs tous pareils et autant que possible croyants dans une divinité ( l’espoir fait vivre, n’est-ce pas ? ) :
l’identité des peuples sacrifiées écrasés sous le poids d’un libéralisme sans règle, nullement pensé en terme de concurrence loyale et d’une mondialisation sans régulation sous le contrôle délibéré de « sachants », si chers aux platoniciens ;
sur ce modèle maastrichtien et mondialiste déstructurant viennent se greffer d’autant plus naturellement les tentatives répétées d’islamisation de la société au détriment de la laïcité ;
en outre à ce propos, se souvenir que l’immigration musulmane *3 n’est pas une immigration choisie par la majorité de nos compatriotes ni l’immigration en général surtout dans des périodes de chômages qui n’en finissent pas de pénaliser notre pays depuis près d’un demi-siècle ;
laquelle immigration convient parfaitement à une partie importante du patronat et à l’oligarchie au pouvoir dans de nombreux domaines de la société, donc une doxa pas seulement révélatrice des idéaux de la grande majorité de la classe politique qui pourtant minoritairement gouverne contre la volonté de la majorité des français dont celle, cette majorité qui, entre-autres, avait dit non à Maastricht.

RAPPEL, *3 - c’est parfaitement prédictible, sans abroger le regroupement familial, il sera impossible de reprendre les territoires perdus de la république.
Curieusement l’immigration musulmane ne prend jamais la direction des pays riches, voire richissimes des régions du monde dominées par des musulmans, pourquoi ? - CRAB

Suites


7 commentaires:

  1. Extraits - De la nature - de rerum natura
    .../...
    La piété, ce n'est pas se montrer à tout instant la tête voilée devant une pierre, ce n'est pas s'approcher de tous les autels, ce n'est pas se prosterner sur le sol la paume ouverte en face des statues divines, ce n'est pas inonder les autels du sang des animaux, ni ajouter des prières aux prières, mais c'est plutôt de regarder toutes choses de ce monde avec sérénité.
    Lucrèce -1er siècle avant l'ère commune -

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    1. Meilleure traduction :

      Chant V
      [ .../... ]
      Ô race infortunée des hommes, dès lors qu’elle attribua aux dieux de telles actions et qu’elle leur imputa d’âpres colères ! Quels grands glissements ils ont alors fait naître pour eux, quelles profondes blessures pour nous, quelles larmes pour nos propres descendants ! La piété, ne consiste nullement à se montrer souvent, la tête couverte d’un voile, tourné vers une pierre, à s'approcher de tous les autels, à se prosterner allongé de tout son long sur le sol, à tendre ses mains ouvertes vers les sanctuaires des dieux, à inonder les autels du sang des quadrupèdes, à enchaîner des vœux à d’autres vœux, mais c'est bien plutôt pouvoir tout considérer d’un esprit exempt d’agitation.
      Lucrèce - de rerum natura, 1er siècle avant l'ère commune -
      page 417 - Imprimerie Nationale éditions

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  2. À l’attention de Corine
    J’ai lu l’Ancien et le Nouveau Testament puis le coran, à l’exception de quelques textes relativement bien écrits dans l’ A T, quelques rares textes à peu près bien écrits dans le N T, je ne connais rien de plus mal écrit que le coran, un texte imbuvable, sans poésie ni caractère.
    Pour moi, le livre des livres, c’est le " De rerum natura " du poète philosophe Lucrèce, vous pouvez en faire votre livre de chevet.

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  3. "C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches"
    Victor Hugo
    Il faux beaucoup de pauvres, beaucoup de précaires, beaucoup de tout justes pour obtenir une minorité d'un peu aisé, de mieux aisé, de très aisé, de riches et de très riches - rien de nouveaux sous le soleil excepté peut-être en Crêtes, il y a 4.000 ans, depuis que nous savons que Minos n'a jamais existé, que cette civilisation crétoise n 'a jamais eu de roi, mais des villes autonomes comportant une place ou un forum de la convivialité.

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  4. À l’attention de Corine
    Voltaire estimait que l’athéisme était bon pour l’aristocratie mais pas pour le peuple – la France n’est pas le pays de Voltaire mais de Lucrèce et de Jean Meslier.

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  5. Municipales 28 JUIN
    L'abstention a démontré que les élus quels qu'ils soient ne représentent qu'eux-mêmes.

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  6. Morale – faire son devoir.
    On est libre quand on a compris qu'on est pas libre - dans cette perspective la notion '' faire son devoir '' échappe à la morale, mieux échappe à la corruption que propose la morale duelle des monothéismes.
    .
    Un athée sait que s'il fait bien ou mal qu'il ne sera ni récompensé ni puni puisque la mort est absence de sensation. La mort ne se vit pas, elle se subit
    Citation :
    …, il faut reconnaître, [ .../...], que l’âme se dissipe et se disperse à l’extérieur du corps, c’est à dire qu’elle meurt.
    [ .../... ]
    …, ainsi l’âme ne peut exister par elle-même indépendamment du corps et de la personne elle-même, qui apparaît en quelque sorte comme le vase qui la contient, à moins que tu ne préfères imaginer une union étroite entre les deux, puisque se noue une interpénétration entre l’âme et le corps.
    LUCRÈCE, De rerum natura page 221, Imprimerie nationale édition

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