samedi 6 janvier 2018

Mozart - Cosi fan tutte

Mozart ne se souciait guère du " qu’en-dira-t-on ", il voulait tourner les gens en dérision avec sa musique, railler les êtres humains pour ce que nous sommes. Gabriela Montero ( pianiste )

J’ai lu dans un article rédigé par une « féministe » que le " Cosi fan tutte " opéra de Mozart, est misogyne - qu’il devrait plutôt se titrer " Comme ils font tous "

Cette ineptie, une fois encore, s’inscrit dans la logique d’une idéologie de la victimisation des femmes que dénonçait dès 2003 Élisabeth Badinter dans son livre " Fausse route " *1
*1 - Non, les femmes ne sont pas toutes les victimes - passées, présentes ou à venir - des hommes.
Non, les dissemblances entre les sexes ne sont pas plus grandes que leurs ressemblances.
Non, insiste-t-elle, nous ne sommes pas une espèce fragile à protéger à grand renfort de quotas.
Et de s'indigner contre l'imagerie doloriste dessinée par le lamento des féministes: " On s'intéresse moins à celle qui réalise des exploits qu'à la victime de la domination masculine, …. écrit-elle.Fin de citation -

Il suffit de le vérifier sur mes blogs - à longueurs d’années, je renvoie le lecteur à la parole des femmes émancipées ou éprises de liberté qui partout dans le monde montrent que la liberté pour une femme passe avant l’écrit ou l’oral par leur façon d’êtredans la société ce sont des héroïnes, donc : " Pas que féministes " - mais, en même temps, elles sont de vraies démocrates
Prétendre titrer " Comme ils font tous ", est un commentaire qui n’est pas sans rappeler la face sombre de ce militantisme « féministe » infantile qui on ne serait mieux dire est catastrophiquement contre-productif

En effet, c’est méconnaître l’ironie ou l’impertinence, un genre dont sont friands les grands auteurs car dans " Cosi fan tutte " c’est Despina la servante - une vraie féministe* 2 totalement indépendante qui convainc ses patronnes d’être aussi infidèles ainsi que le sont plus traditionnellement - les hommes
*2 - « De la part des hommes, des soldats, vous espérez de la fidélité ? Qu’on ne vous entende pas, de grâce ! »
« Payons, ô femmes, de la même monnaie cette race maléfique et impertinente ! Aimons par commodité, par vanité ! », chante-t-elle à ses patronnes

En 2018, il est plus que jamais évident de déconstruire les idéologies de la victimisation des femmes au même titre que l’urgente déconstruction des patriarcats sacralisés par la religion si l’on veut réussir pleinement, dans les plus brefs délais, l’égalité femmes-hommes - c’est notre responsabilité - CRAB -
 
Suite : Opéra et féminisme
http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/01/opera-et-feminisme.html

Suite 2 : Réaliser un féminisme libertin

http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/03/realiser-un-feminisme-libertin_16.html



5 commentaires:

  1. À «’attention de C ….s G.......n, d’abord merci de me faire part de vos remarques, aussi vous répondrais-je que ma positon dans le débat public et plus particulièrement en matière de féminisme s’appuie, depuis toujours sur le concept " pas que féministe ", car avant tout autres considérations en tant que démocrate je ne perds jamais de vue contre le multculturel ou le communautarisme que la république laïque est une et indivisible
    En cela je m’approprie sans réserve la position d’Élisabeth Badinter femme de letrres, philosophe, vraie républicaine, féministe et profondément laïque ( donc pas que féministe ) qui dès 2003 dans son livre " Fausse route " écrivait : Non, les femmes ne sont pas toutes les victimes - passées, présentes ou à venir - des hommes.
    Non, les dissemblances entre les sexes ne sont pas plus grandes que leurs ressemblances.
    Non, insiste-t-elle, nous ne sommes pas une espèce fragile à protéger à grand renfort de quotas.
    Et de s'indigner contre l'imagerie doloriste dessinée par le lamento des féministes: " On s'intéresse moins à celle qui réalise des exploits qu'à la victime de la domination masculine, …. écrit-elle. – Fin de citation -

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  2. Le féminisme est envers et contre tout universel ainsi que tout bien pesé la laïcité sans adjectif-CRAB

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  3. Mémoires de Lorenzo Da Ponte (le temps retrouvé, Mercure de France) : le librettiste de Mozart (Les noces de Figaro, Don Juan et Cosi fan tutte), a vécu 1000 vies : abbé obligé de quitter Venise, il arrive à Vienne à 32 ans et se retrouve professeur d’italien à New-York ! C’est Lamartine qui découvre à New-York les extraordinaires Mémoires de Da Ponte. Il les envoya aussitôt à Paris, disant qu’il fallait traduire d’urgence « les Mémoires les plus originaux et les plus anecdotiques que l’Italie ait jamais offerts à la curiosité publique ».

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  4. Si vous aimez Mozart, plongez dans sa Correspondance (collection harmoniques chez Flammarion) qui se lit comme un roman : anecdotes, récits de voyages et humour. Lisez ce livre et vous n’écouterez plus jamais Mozart de la même façon !

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  5. Réponse à ceux qui m’ont reproché d’évoquer exclusivement la musique que j’aime :
    pas désolé du tout de vous dire qu’en dehors de l’opéra, de la musique dite classique et du jazz je ne parviens pas à dépasser les 15 ou 20 secondes d’écoute.

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