mercredi 17 octobre 2012

Michel Onfray et l'homophobie



Émission de C dans l'air titrée : Mariage homosexuel [ du mardi 16 Octobre 2012 ]

Le débat ne commence pas mais n'en finit pas de s'éterniser, d'emblée rappeler que l'institution du mariage est une invention religieuse né de la volonté d'hommes de pouvoir de créer des hiérarchies [ verticales ] artificielles dans la société
Le mariage institutionnellement imposé à tous sans tenir compte de ce qui différencie un être de l'autre, sans se soucier de l'égalité femme-homme ni de l'égalité des droits entre tous les citoyens ou citoyennes

Institutionnaliser le mariage, dans les société anciennes, faire avec le mariage de l'universel idéologiquement participait, au même titre que le monothéisme, à sacraliser le patriarcat

Le mariage , à toutes époques, fut dans les faits remis en question par la société : notamment à travers la pratique de l'adultère ou des unions en dehors du mariage ( malgré, vis à vis des lois en vigueurs, les risques encourus de condamnations pénales ou d'exclusions dont les femmes ont fait plus souvent les frais que les hommes ), les séparations ou les divorces devenus courants, les familles recomposées ou plus récemment '' l'apparition '' de modes de vie '' familiaux '' proches de la vie d'une tribu

Il me paraît utile de citer un extrait, adressée, dans la forme d'une mise au point, à l'un de ses amis avec lequel il échangeait une correspondance - le reflet de la position défendue par Michel Onfray contre l'homophobie :
/...
Accessoirement, il est homosexuel. J'écris « accessoirement » car je ne définis jamais un être par l'une de ses qualités, sinon on court le risque de l'assigner au fragment, donc de le mutiler. Noir ou blanc, homme ou femme, juif ou goy, homo ou hétérosexuel, croyant ou athée, ces qualités agissent à mes yeux comme des accidents métaphysiques, sûrement pas comme une essence autour de laquelle tout s'organiserait. Je ne développe pas une vision ontologique communautariste ni même essentialiste. Sur ce sujet, je suis clairement existentialiste. L'être est ce qu'il fait. Autrement dit : ce qu'il fait de ce qu'on a fait de lui
Source de l'extrait : http://www.humanite.fr/node/90457

Suite :



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.